19 août 2008

Afin de Pouvoir

 

  . . . Afin de Pouvoir

un jour

te sentir

PILIER

résistant

aux vents

tourmentés

de la CITÉ

 

 

Te suffira-t-il

D'imaginer ta vie

et de VIVRE

sur ton fil

d'ARIANE ? 

                           . . .

 

 

 

 [...]

 

 

 

  . . . Écho

des entrailles

qui vomissent

le bruit

de ces villes

 

  

                    Souffle

                    venu

                    de l'intérieur

 

  

                    Tu veux VOLER

 

                                                         . . .

 

 

 [...]

 

 

 

 

  . . . Accent

sur le pas

pressé

 

 

Ton doigt pointé

vers le centre

de l'oubli

 

  

                    Tu veux être

                        LIBRE

                          DE

                     MARCHER !

 

                                                    . . .

 


  

  . . . Craquements

 

SECS

 

  

dans la nuit

de ton rêve

 

  

                    Tu veux être

                        LIBRE

                           DE

                       CRÉER !

                                                   . . .

 

 


  

  . . . ÊTRE

 

 

tout simplement

 

  

ÊTRE ! 

                   . . .

 

 

 

 couvrdpoitetr.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

(version définitive)

 

 

18 août 2008

Là où nos commentateurs (de poésie)

   « Là où nos commentateurs se retrouvent d'accord [...] : pour eux tous, la Poésie est suite ininterrompue de trouvailles [...] Plus le poème est bourré de "formules", plus il passe pour réussi. Il n'y a pourtant que les mauvais poètes qui font de "bonnes" images, ou qui, ne font que cela : ils conçoivent naïvement le langage poétique comme une addition de bonnes fortunes verbales [...] Le résultat est que cette poésie [...] est toute entière construite sur une sorte de dictionnaire poétique »

   Et Roland Barthes de continuer. « Cette surcharge de trouvailles produit elle-même une surcharge d'admirations ; l'adhésion au poème n'est plus un acte total, déterminé avec lenteur et patience à travers toute une série de temps morts, c'est une accumulation d'extases, de bravos, de saluts adressés à l'acrobatie verbale réussie[1] »



[1] Roland Barthes, Mythologies, Points essais, p. 173-174.

 
technorati tags:

12 août 2008

Hedd Wyn & Francis Ledwidge

Superbes poèmes, que nous livre Christian Déquesnes avec sa revue Passages : 12 poèmes de Hedd Wyn & Francis Ledwidge, Passiondale – La Vallée de la passion -.

 

couvwynledwidge.jpg
(illustration de couverture de Marceau Pennequin)

 

Poèmes du cri, oui (ceux de Francis Ledwidge étant bien souvent plus lyriques), qui s’ouvrent par le poème « Guerre » d’Hedd Wyn, jamais traduit en français… On connaît l’extrême attachement du sieur Déquesnes, la passion, qu’il voue à Hedd Wyn, qu’il cite si souvent sur scène dans ses chansons. Le tout est traduit du gallois (en passant par le néerlandais…) et de l’anglais par Jeannine Hayat, Christoph Bruneel & Lucien Suel pour un poème.

 

À commander d’urgence auprès de Christian Déquesnes par son blog.

 

Sur Hedd Wyn : fiche (en anglais)

 

Sur Francis Ledwidge : fiche (en français), 12 poèmes (en anglais), anthologie bilingue (chez Verdier)

 

Toutes les notes