18 août 2008
Là où nos commentateurs (de poésie)
« Là où nos commentateurs se retrouvent d'accord [...] : pour eux tous, la Poésie est suite ininterrompue de trouvailles [...] Plus le poème est bourré de "formules", plus il passe pour réussi. Il n'y a pourtant que les mauvais poètes qui font de "bonnes" images, ou qui, ne font que cela : ils conçoivent naïvement le langage poétique comme une addition de bonnes fortunes verbales [...] Le résultat est que cette poésie [...] est toute entière construite sur une sorte de dictionnaire poétique »
Et Roland Barthes de continuer. « Cette surcharge de trouvailles produit elle-même une surcharge d'admirations ; l'adhésion au poème n'est plus un acte total, déterminé avec lenteur et patience à travers toute une série de temps morts, c'est une accumulation d'extases, de bravos, de saluts adressés à l'acrobatie verbale réussie[1] »
[1] Roland Barthes, Mythologies, Points essais, p. 173-174.
09:20 Publié dans poésie publique et autres notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : essai, réflexion, note, poésie, roland barthes



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